Pour la correction acoustique  des locaux, on utilise le plus généralement des absorbants poreux. Ce sont les matériaux fibreux et les mousses. 

De par leur grande surface spécifique, ils transforment l’énergie mécanique (agitation des molécules d’air excitées par un son) en énergie thermique, par frottement.

Qu’on se rassure, l’énergie acoustique développée est faible : au plus quelques Watt ; il n’y  donc pas là un risque d’échauffement intempestif.

Les absorbants poreux agissent sur une large gamme de fréquences. On caractérise les matériaux par leur coefficient d’absorption a ; le plus couramment utilisé est aSAB. 

La qualité d’absorption est également fonction de la densité du matériau. On utilise pour les applications industrielles les plus courantes des épaisseurs de panneaux fibreux de 40 à 100 mm. 

Plus on recherche une efficacité vers les fréquences graves, plus l’épaisseur doit être grande et la densité faible, en conservant toutefois une tenue mécanique suffisante.

Pratiquement, dans les locaux industriels partiellement construits avec des matériaux légers (bardages), on abaisse le niveau sonore moyen de l’ordre de 3 à 5 dB(A) par traitement de la sous-toiture. Un traitement complémentaire des parois verticales peut porter le gain à 6 ou 7 dB(A). 

Attention :

le gain espéré d’un traitement de correction acoustique ne peut être annoncé à priori. Il est essentiellement fonction de l’état de réverbération initial. Tel traitement efficace dans un local très réverbérant sera inopérant dans un autre local peu réverbérant.

La connaissance de la durée de réverbération initiale est donc indispensable pour établir une prévision. 

Le plus fréquemment, la correction acoustique d’un local est réalisée par traitement de la sous-toiture. Dans les grands locaux, c’est la paroi qui diffuse le mieux sur tout l’atelier la plus grande part d’énergie. C’est aussi bien souvent la plus grande surface libre pouvant recevoir un traitement, les parois verticales étant plus ou moins encombrées par gaines, câbles et équipements annexes. 

On applique le traitement sous deux formes :

      -  Panneaux posés sous pannes ou entre pannes

      -  Baffles suspendus

 

L’une et l’autre peuvent donner des résultats comparables. Le choix doit donc se faire sur d’autres critères.

On optera par exemple pour la solution baffles les cas de :

-       - Superstructure très encombrée par des installations annexes rendant difficile l’accès à la toiture

-       - Nombreux passages de câbles et/ou gaines verticales

-       - Grande surface d’éclairage

-       - Ou encore un souhait esthétique. 

 

Dans les locaux de grande hauteur, si l’atelier ne nécessite par une forte hauteur sous plafond, un traitement à faible altitude est préférable. On profite ainsi d’un effet de silencieux supplémentaire sur la propagation horizontale.  Dans ce cas, on utilise plus communément un réseau de baffles.

 

 

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